Chiva, le destin d’une mère porteuse

Posté le 14 Fév 2015 dans Récits de nos sauvetages | 1 commentaire

 

 

 

Chiva, superbe Somalie rousse, est née en 2005.
Le début de sa vie n’a pas été facile : elle a été utilisée en élevage pour servir de « mère porteuse ».
De par son âge qui avançait et la fin de sa période de reproduction possible, une inéluctable euthanasie l’attendait. Elle a été prise sous l’aile de Lisa, et est devenue une « pacha ».
Départ difficile, car elle refusa de se nourrir pendant une semaine et la vraie vie de chat lui était complètement inconnue : propreté, toilette, acceptation d’affection, confiance en l’être humain.
Un souffle au cœur lui a été diagnostiqué (ce qui rendu stressant sa stérilisation avec les risques que peut entraîner une anesthésie dans ces circonstances), ainsi qu’une malformation à une patte arrière (on dirait une grenouille quand elle se déplace). Certaines griffes se retournant, il faut lui apporter une aide pour s’en débarrasser afin de faciliter au mieux ses déplacements.
L’enfermement semble avoir été sa vie, car elle a refusé pendant un temps de sortir de sa cage, dont la porte était pourtant ouverte.
Lisa a donc décidé de l’aménager dans une cage plus grande, lui offrant ainsi la possibilité de se mouvoir davantage et de ne pas se refuser cette liberté nouvelle, qu’elle ne semble pas avoir connue.
Les semaines passent, et Chiva semble accepter de s’accorder un peu plus d’aise et sa mine le montre : on la sent plus apaisée, et elle montre désormais de la reconnaissance envers sa bienfaitrice. Quel merveilleux gage de reconnaissance !
Elle découvre petit à petit le mot « câlin » et montre qu’elle peut trouver, dans un environnement calme et sécurisé, avec de la patience et des repères, sa place parmi les autres félins « cool » de la maison, parce que ce n’est pas une dominatrice.
Elle profite aujourd’hui d’un enclos qui lui permet de respirer l’air de la sérénité et adore qu’on prenne soin d’elle pour l’aider dans sa toilette, elle qui n’a jamais été stimulée ou socialisée, et atteinte de pathologies physiques qui n’ont pu l’aider à apprendre ces choses simples qu’un autre chat fait naturellement.
La propreté reste problématique chez Chiva, mais ayant élu comme « toilettes » une partie carrelée de sa pièce, il est simple de nettoyer après elle.
Chiva n’est pas une minette facile à faire adopter : voir des parrains ou marraines postuler pour soutenir son bien-être serait une bien belle récompense.

 

1 commentaire

  1. Cette chatte est vraiment magnifique
    je comprends qu il soit difficile de lui trouver une famille
    je propose de la parrainer afin de lui offrir une fin de vie confortable après un début dans la vie bien triste j estime qu elle merite au moins ça
    j ai un chat de 17 ans donc elle a encore de beaux jours devant elle
    c est l eternel problème des gens qui font de l élevage pour gagner de l argent tres ffacilement sans rien faire cela me révolte il faut informer les adoptants d une telle pratique car cela repond au marché de l offre et de la demande car certaines personnes prennent les animaux pour des marchandises… arretons ces élevages honteux
    heureusement pour elle son age l a sortie de cet enfer
    longue vie a chiva et je vais y contribuer

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