Témoignage de Lisa

Posté le 1 Avr 2016 dans Paroles de familles d'accueil | 0 commentaire

Comment avez-vous connu l’association « Les Pachas » ?

En 2008, alors étudiante, j’ai vu une annonce pour un chat perdu dans mon quartier. J’ai cru le reconnaître : j’ai emprunté une trappe et je l’ai attrapé, ainsi qu’un autre par erreur. Totalement novice en la matière, je les ai ramenés dans mon appartement. Seulement voilà, le chat perdu était une femelle alors que ces deux-là étaient des mâles ! L’un, très gentil, et l’autre totalement terrorisé. Seule face à cette situation, j’ai téléphoné à plusieurs associations. La seule à m’avoir répondu a été l’association Les Pachas, où l’on m’a conseillé de ne pas les relâcher car qu’ils n’étaient pas stérilisés. Une personne de l’association est donc venue les chercher. Enfin, d’abord le plus sociable, car l’autre ne s’est pas laissé attraper tout de suite! J’ai dû utiliser une couverture et les rappeler plus tard! Comme je m’étais plutôt bien débrouillée avec ce petit sauvageon, l’association m’a proposé de les rejoindre.

O'Malley

O’Malley

Shangaï

Shangaï

Pourquoi vous êtes-vous décidée à devenir famille d’accueil ?

Au fur et à mesure, je me suis impliquée de plus en plus dans l’association, surtout en gérant le forum et en diffusant des annonces. Un jour, j’ai croisé le chemin d’un vieux pépère tout cabossé en bas de chez moi. Après plusieurs mois, je l’ai attrapé et ma première aventure en tant que FA a commencé !

Georges

Georges

Quels types de chats avez-vous accueilli ?

Je crois que j’ai eu de tout : des chatons (certains n’étaient pas encore sevrés), une maman et ses petits, des chats dits « seniors » ou en fin de vie, des chats atteints de cancers, du FIV, du calicivirus ou du coronavirus félin, des réformés d’élevage, des chats craintifs, terrorisés ou même battus, des chats accidentés ou sortis de fourrière…

Y a-t-il des chats qui vous ont marqué plus particulièrement ?

La liste est longue! Mais les premiers qui me viennent en tête sont Georges, Archimède, Sweety, Bonus, Djibril, House, Gandalf, Amande, Money, Pim Pam Poum, Mowgli, Milena, Newki, Emy, Chiva, Chopin, Piroli, Leonard… Et j’en oublie sûrement.

Que pensez-vous de cette expérience ? Que vous apporte-t-elle ?

Je ne supporte pas de voir un animal souffrir. Être famille d’accueil, cela me permet de me rendre utile et d’agir concrètement au quotidien plutôt que de m’apitoyer sur leur sort à travers mon PC.

Quelle est, selon vous, la plus grosse difficulté ou l’inconvénient le plus important lorsque l’on est famille d’accueil ?

Il y a des chats que l’on n’arrive pas à sauver, des adoptions ratées, et parfois même le décès de l’animal. Et on a du mal à faire confiance à quelqu’un pour prendre le relais !

En contrepartie, quelle est la chose la plus agréable ?

Avoir des nouvelles quelque temps après leur adoption et les voir heureux dans leur famille définitive. Récupérer l’animal et se dire, qu’enfin, la chance tourne pour lui, c’est aussi une grande satisfaction.

Vous gérez beaucoup de sauvetages et de cas graves, voire désespérés. D’où vous viennent votre motivation et la force d’agir ?

Je ne me laisse pas le choix. Si je ne le faisais pas, personne ne le ferait. Nous sommes trop peu à accepter ces sacrifices. Ils ont besoin de nous, ils n’ont rien demandé à personne. Ils sont juste là à subir la cruauté et la désinvolture humaine. Les désagréments et la fatigue ne sont rien face à une vie sauvée, face à la sérénité que l’on voit dans leurs yeux une fois qu’ils nous ont trouvés.

Aujourd’hui chargée des urgences, vous êtes l’un des piliers de l’association. Envisagez-vous de poursuivre dans la protection animale à moyen et à long terme ?

Aujourd’hui, je pense continuer dans le domaine de la protection animale, tout simplement parce qu’on a besoin de moi mais aussi parce cela fait partie de moi. C’est une des choses pour laquelle je suis la plus douée. Malheureusement, je dois juste prendre un peu de recul car certains de mes chats nécessitent désormais des soins quotidiens. J’ai une famille nombreuse de poilus et deux emplois pour pouvoir les assumer… donc il faut que je lève le pied, si je veux faire les choses bien.

Votre meilleur souvenir en tant que famille d’accueil, jusqu’à aujourd’hui ?

Je crois que je ne saurais pas répondre. Il y a le jour où Amande s’est remise à manger, celui où Money a remarché, le jour où Gandalf à commencé à grandir, ce moment où j’ai attrapé Emy après 3 ans… Et celui où j’ai croisé la route de Bonus, d’Archimède ou de Georges et que je les ai ramenés chez moi au chaud, ou encore cette fois où j’ai croisé le regard de Shelly chez le vétérinaire… Il y en a trop…

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Les jeunes de la famille à Lisa

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